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Lundi 17 octobre 1 17 /10 /Oct 13:45

Pour le meilleur et pour le pire, l'opposition s'est choisie hier soir son leader.

 

J'ai déjà pu exposer à quel point le personnage que s'est construit F. Hollande symbolise merveilleusement l'impasse dans laquelle la Gauche dite de gouvernement a mené le pays pendant ses différentes séquences au pouvoir (1981-86, 1988-92, 1997-2001).

 

Rappelons simplement que Mr Hollande est un économiste parfaitement classique des années 80 (il enseignera cette matière à Sciences Po de 1988 à 1991) à l'issue d'un parcours au sein de l'élite : Droit à Assas, HEC, IEP Paris puis ENA.

 

Or, c'est justement cette élite-là qui est aujourd'hui en faillite complète.

 

Il a accompagné de ses conseils (il était conseiller économique) le virage libéral mené "tambours battants" et au non de la "modernité" par un PS qui a eu le courage de renier ses idéaux et son programme éléctoral sans faire valider ce changement par les urnes. 

 

Persiflons en constatant qu'il a passé sa jeunesse à Neuilly sur Seine, ce qui démontre à quel point la caste médiatico-financière mondialisée confisque totalement le débat. Sa désignation a d'ailleurs été menée à l'issue d'une campagne où il a bénéficié  du soutien de toute cette "élite", dès le premier sondage (dont les résultats ont été contestés) le propulsant en tête de la primaire au lendemain du problème DSK.

 

Ancien deloriste, le second tour de la primaire entre Martine Aubry et François Hollande constituait en lui-même un refus de développer le débat ouvert par Arnaud Montebourg. 

 

On peut aussi relever qu'à l'orée de très graves difficultés politiques et sociales, l'un des candidats les plus sérieux à la Présidence est un homme politique dont la fermeté de caractère et la détermination n'ont jamais réellement été constatées, chacun y compris au sein de son parti soulignant sa "mollesse" et son goût du compromis.

 

Or, nous entrons dans une époque où il va falloir faire des choix, et où les demi-mesures et les synthèses ne seront plus possibles.

 

S'arrêter là n'est pas suffisant.

D'abord parce que ce serait verser dans un pessimisme que l'on m'a déjà accusé de trop pratiquer ici.

 

Or sa désignation est claire, et il convient maintenant d'en appréhender les enjeux et peut-être l'orée de l'apparition d'un espoir. 

 

En effet, il existe une petite chance que cet homme, issu du sérail, puisse conduire les politiques nécessaires à une sortie par le haut du pays.

 

Il est possible d'espérer qu'il pourra, s'il parvient à gagner l'élection (ce qui n'est pas à ce jour acquis), prendre les bonnes décisions, même au milieu des tempêtes.

 

Ceci supposerait qu'il renie ses postulats idéologiques, qu'ils sacrifie ses croyances.

 

Bien évidemment, rien n'est sûr . Il suffit pour s'en convaincre de se rappeler qu'il fut l'homme du "oui" au TCE, "purgeant" même le PS de ses opposants, qui eurent pourtant gain de cause.

 

J'avais déjà relevé à que le candidat DSK pouvait lui aussi devenir une chance pour la restauration de la souveraineté nationale. 

 

De toutes les façons, il ne nous reste que cela à espérer pour conjurer ce désastre qui se rapproche maintenant à grands pas.

Par Verdun
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